Thursday, November 02, 2006

L'ombre noir

voici notre vidéo!

Wednesday, November 01, 2006

1. Lavez-vous les mains!
D’accord, j’avoue que j’ai l’air de vous sermonner, mais la prochaine fois que vous allez dans des toilettes publiques, prenez un instant pour observer les habitudes des gens à l’égard du lavage des mains. Certains croient qu’en se lavant les mains dans les salles de bain publiques, ils risquent plus d’attraper une maladie dangereuse que s’ils ne se les lavent pas du tout, tandis que d’autres pensent qu’un peu d’eau suffit pour éliminer toutes les bactéries. Ce qui m’amène à la conclusion suivante : les habitudes des gens dans les toilettes publiques sont le reflet d’un gros problème dans la société. En effet, les gens estiment qu’ils sont trop propres pour attraper des maladies et qu’ils n’ont pas besoin de se laver les mains.
Au risque de me répéter, une bonne hygiène des mains est l’un des meilleurs moyens de prévenir le rhume, la grippe et même la grippe pandémique. Quelques faits : 1) Une étude a révélé que les infections respiratoires (rhume et grippe) sont la cause de 60 à 80 p. 100 des absences dans les établissements scolaires et de 30 à 50 p. 100 dans les milieux de travail3; 2) Une personne atteinte de la grippe est contagieuse pendant jusqu’à trois jours, même avant que les premiers symptômes n’apparaissent. Une bonne hygiène des mains est fondamentale. Cliquez sur notre lien pour savoir comment vous laver les mains adéquatement [Please insert link.]. N’oubliez pas : un bon lavage dure au moins 15 secondes et se fait à l’aide de savon ou de désinfectant pour les mains à base d’alcool.

2. Faites-vous vacciner contre la grippe.
Santé publique Ottawa et Santé Canada le recommandent fortement. Bien que le vaccin n’offre pas de protection directe contre la grippe pandémique, il aide quand même à prévenir diverses infections virales. De plus, il contribue à protéger contre la grippe saisonnière non seulement la personne vaccinée, mais aussi l’ensemble de la population, en réduisant le nombre de souches qui circulent. Bon, je comprends que cela peut être un problème pour certains d’entre vous, surtout pour ceux et celles qui sont secrètement terrorisés par les aiguilles. Mais croyez-moi, quand vous serez au lit, malade et souhaitant que quelqu’un soit à votre chevet pour prendre soin de vous, vous regretterez d’avoir eu peur d’une petite aiguille insignifiante. Vous pouvez vous renseigner sur les séances de vaccination contre la grippe organisées près de chez vous sur le site ottawa.ca/sante ou au centre de soins de santé de votre campus. Et ne ratez pas l’occasion unique d’avoir un pansement de Winnie l’Ourson!

3. Prévoyez un plan d’action, surtout si vous habitez loin de chez vos parents.
Il n’est jamais mauvais de régler ce genre de détails avec les membres de sa famille avant d’en avoir besoin. Par exemple, si une pandémie survient, vous devez savoir qui prendra soin de vous si vous tombez malade et ne pouvez retourner chez vous et qui s’occupera de vos parents s’ils ne sont pas bien et que vous ne pouvez vous rendre auprès d’eux. Vous pourriez aussi en profiter pour établir des « procédures » à suivre si un autre type d’urgence devait survenir. Vous devrez également inclure dans votre liste des personnes autres que vos parents au cas où ceux-ci seraient difficiles à joindre, ce qui m’amène au point suivant.

4. Je vous conseille de trouver un ami ou une amie avec qui vous établirez un système de surveillance mutuelle.
Vous vous souvenez du « système du copain » utilisé dans les camps d’été? Votre ami est quelqu’un que vous pouvez appeler si vous êtes malade et avez besoin d’aide, comme faire des courses pour vous si vous êtes cloué au lit. Cette personne sera aussi celle dont vous donnerez le nom pour le programme ICE (In Case of Emergency, c.àd. en cas d’urgence) d’Ottawa. C’est bien que vos parents figurent en haut de votre liste de personnes-ressources, mais ils ne peuvent pas toujours se rendre à vos côtés en 20 minutes. Il n’est donc pas mauvais de trouver quelqu’un qui sera en mesure de vous offrir un certain soutien moral avant leur arrivée. Vous devriez enregistrer tous vos numéros de téléphone d’urgence dans le répertoire de votre cellulaire (ou les garder dans votre portefeuille si vous n’avez pas de cellulaire) et inscrire à côté « ICE 1 », « ICE 2 », etc. Ce système s’est révélé très utile en cas d’urgence médicale, plus particulièrement lorsqu’une personne est en détresse et incapable de donner ellemême ces renseignements. À noter : ce conseil ne vaut pas seulement pour les pandémies; parez à toute éventualité.

5. Au sujet des courses, je vous suggère de commencer à acheter une boîte de conserve ou un plat prêtàmanger supplémentaire chaque fois que vous faites votre marché. Pourquoi? On ne sait jamais ce qui nous attend. Il se peut très bien que les épiceries ferment leurs portes en cas d’urgence et, si tel est le cas, il se peut aussi fort bien que les restaurants fassent de même. Je sais que certains ne disposent pas de beaucoup d’espace de rangement, mais entre vous et moi, on a toujours de la place pour un peu plus de bouffe. En plus, vous ne regretterez pas d’avoir un surplus de nourriture qui ne risque pas de moisir dans votre gardemanger, comme les restes de la veille.

6. Restez à la maison.
Même si vous et moi savons que vous êtes indispensable, je vous assure que le monde n’arrêtera pas de tourner si vous êtes malade. Sans blague, vous n’aiderez personne en traînant avec vous tous vos microbes dans les salles de cours.


7. Si vous devez tousser, de grâce, faitesle dans le creux du coude ou dans la manche, MAIS PAS DANS LES MAINS!
Nous pensions tous faire preuve d’un grand respect envers les autres en toussant dans nos mains. Nous aurions pu trouver mieux. En effet, ne sommesnous pas un peu naïf de penser que les microbes disparaissent comme par magie de la surface de nos mains dès que vous avons fini de tousser? Pensezy : combien de fois avez-vous vu des gens se précipiter aux toilettes pour se laver les mains après les avoir utilisées comme récipients à salive et à mucus infectés? Allez, faites un petit effort… Si vous toussez dans le creux du coude, vous risquez moins de propager vos microbes en ouvrant une porte ou en prenant un crayon tout de suite après. N’oubliez pas que les virus peuvent survivre jusqu’à cinq minutes sur les mains et jusqu’à 48 heures sur les surfaces dures. On peut faire bien des choses en l’espace de cinq minutes. Il est primordial de savoir tousser et d’avoir une rigoureuse hygiène des mains, prenezen bonne note.

8. Un mot à retenir : LIQUIDES.
Premièrement, ils sont bons pour la santé. Deuxièmement, quand votre organisme est occupé à lutter contre virus, infections, bactéries, etc., ils sont indispensables. Pour ma part, j’aime particulièrement le jus d’orange lorsque je me sens mal en point, mais d’autres boissons, comme le thé, la soupe ou même la bonne vieille eau, font l’affaire. Les liquides vous aideront à vous remettre à flot.

9. Voici un petit truc pour bien récupérer : n’hésitez pas à utiliser la bouillotte; elle fait des miracles pour apaiser les maux. On peut en particulier la laisser sur la poitrine pour soulager la congestion pulmonaire, mais elle peut faire du bien sur toutes les parties du corps. De plus, quand vous êtes malade, vous essayez sûrement d’attirer l’attention des autres en vous plaignant et en ayant l’air pathétique. La bouillotte vous donnera un air encore plus pathétique, ce qui vous aidera sûrement à obtenir la compassion de votre entourage. La bouillotte ne coûte qu’environ cinq dollars à la pharmacie, un must.

10. Dormezzzzzzzzzzz.
Les étudiants sont toujours en train de faire la sieste ou de « se reposer les yeux ». Eh bien, si vous êtes malade, vous aurez une excuse pour pratiquer cette activité toute la journée. Installezvous confortablement dans votre lit ou sur le canapé. Remplissez votre bouillotte et ayez la télécommande, des aliments réconfortants et votre boisson préférée à portée de la main. Ne bougez pas de là. Vous êtes malade! Vous méritez bien un peu de repos, profitez-en!

11. Racontez à vos amis tout ce que vous avez enduré à cause de la grippe en prenant soin d’exagérer.
Cependant, je vais être honnête avec vous : si vous vous plaignez et avez l’air pathétique pendant quelques jours, attendez-vous à ce que vos amis se moquent de vous et ils auront toutes les raisons de le faire (surtout s’ils ont mordu à l’hameçon et ont pris soin de vous quand vous étiez malade). Non seulement le fait d’exagérer vous aidera à vous défendre, mais vous tirerez également une énorme satisfaction des réactions de votre entourage quand vous leur apprendrez que vous avez survécu à cette terrible épreuve qu’est la grippe (n’hésitez pas à employer les expressions « maladie mortelle », « agonie » et « des plus horribles »). Vous serez leur héros pour une journée. Une journée de gloire, c’est tout ce à quoi vous aurez droit. Donc, prenez soin de vous, les amis. Et n’oubliez pas de vous laver les mains. 

« La grippe… et puis après? »

Mettons les choses au clair. Nous employons le mot « grippe » pour décrire tous les petits malaises qui nous causent de l’inconfort. Or, pour les professionnels de la santé, la grippe ou l’influenza, ce n’est pas tout à fait ça. Il ne s’agit ni du virus qui nous rend misérables et nous oblige à avoir un tête-à-tête de 24 heures avec notre vieille amie en céramique blanche, ni de celui qui nous fait renifler et nous rend juste assez malades pour nous attirer un peu plus de sympathie de la part nos proches pendant quelques jours. En fait, la grippe qui préoccupe tout le monde chaque année est une maladie des voies respiratoires.
Une « vraie » grippe vous force à rester au lit et est généralement accompagnée de douleurs musculaires et d’une forte fièvre. Il se peut aussi que vous ayez extrêmement mal à la gorge et que votre toux rappelle étrangement le cri du phoque. Bref, vous vous sentez comme si vous aviez passé la nuit sur la corde à linge. Vous êtes réduit à un régime liquide car il vous est presque impossible d’avaler tout aliment qui soit quelque peu solide. Vous refusez de bouger car vos muscles ont tout à coup décidé de vous faire souffrir le martyre. Ah oui, et le sirop dégoûtant que vous ne vous êtes jamais abaissé à avaler vous semble soudain avoir les vertus extraordinaires du SaintGraal. Pas beau à voir. Mais le hic, c’est qu’une grippe pandémique pourrait être bien pire et s’attraper beaucoup plus facilement qu’une grippe saisonnière. Elle pourrait également être mortelle.

Voici les faits :
Les scientifiques affirment qu’une pandémie survient tous les 25 à 30 ans, lorsqu’un nouveau virus se développe et se propage à l’échelle planétaire. Comme nous ne serions pas immunisés contre ce virus et qu’il n’existerait contre lui aucun traitement (vaccin), la pandémie pourrait entraîner de graves conséquences. En ce moment, la situation est inquiétante car la dernière pandémie remonte à 38 ans. En effet, selon les experts, la question n’est pas de savoir SI une pandémie va survenir, mais QUAND elle va se produire.

Le problème, c’est qu’il existe actuellement un virus qui sème la panique aux quatre coins du monde : le H5N1, mieux connu sous les noms de grippe aviaire ou grippe du poulet. Présentement, le virus s’attaque aux grands oiseaux migratoires, mais certains cas d’humains infectés ont été rapportés. En effet, plus de 200 personnes l’ont jusqu’à présent attrapé et plus de la moitié d’entre elles en sont mortes1 (ces chiffrent datent de plusieurs jours et ont sûrement augmenté depuis). Tous les cas ont été répertoriés en Asie du Sud-Est ainsi que dans certaines parties de l’Afrique et du Moyen-Orient, et la plupart des personnes infectées étaient souvent en contact étroit avec la volaille. Pour que le virus H5N1 entraîne une pandémie, il faudrait qu’il mute de sorte qu’il se transmette facilement d’un humain à un autre. J’avoue que ça donne la chair de poule, mais n’oublions pas que même si le virus de la grippe aviaire est celui qui nous préoccupe en ce moment, d’autres pourraient très bien être à l’origine de la prochaine pandémie. Le fait est que le H5N1 figure parmi les virus les plus susceptibles de provoquer une pandémie et c’est pourquoi il est surveillé de très près par l’Organisation mondiale de la santé.

On estime que si une pandémie survenait à Ottawa, environ 30 000 personnes pourraient tomber malades chaque semaine. Une pandémie frappe généralement en deux à trois vagues d’une durée de six à huit semaines, ce qui signifie que pendant chacune, entre 180 000 et 240 000 personnes seraient infectées. Au cours de chaque vague, de 99 000 à 132 000 personnes devront faire l’objet d’une évaluation médicale, entre 2 100 et 2 800 de ces victimes seront hospitalisées aux soins intensifs et de 480 à 640 personnes succomberont2. Si une proportion aussi élevée de la population tombait malade, les répercussions sur l’économie seraient inévitables. Pensez-y deux secondes : de nombreuses entreprises ont besoin de leurs employés pour fonctionner. Il ne serait pas surprenant que les écoles, nos restaurants préférés, les dépanneurs et les épiceries soient grandement touchés. Je suis consciente que ces statistiques montrent un grand écart entre le nombre de personnes infectées et le nombre de décès, mais je tiens à signaler que tous les gros problèmes économiques qui pourraient survenir découleraient probablement beaucoup plus du grand nombre de malades que du nombre de décès.

« Je suis jeune et en santé : je ne risque pas de tomber gravement malade. »
C’est là que vous faites erreur. Écoutez, du haut de mes 20 ans, moi aussi je me crois invincible. Or, notre âge et notre situation d’étudiant pourraient en fait nous nuire.
Je m’explique. Tout d’abord, bon nombre d’entre nous vivons loin du foyer familial et habitons en résidence ou partageons avec des colocataires un logement où les conditions sanitaires ne sont pas toujours excellentes. De plus, notre style de vie nous rend souvent extrêmement vulnérables aux maladies : notre corps ne tolère pas toujours notre train d’enfer et manque souvent de munitions quand vient le temps de combattre la maladie. Pardessus le marché, nous assistons tous à des cours en compagnie de 50 à 400 autres étudiants, dont certains n’ont pas assez de jugement pour rester chez eux quand ils sont contagieux. Tous ces facteurs nous empêchent donc de nous protéger efficacement contre les infections des voies respiratoires.
Et comme si ce n’était pas assez, selon les données historiques, certains virus à l’origine de pandémies de grippe ont en fait infecté et tué de jeunes adultes en santé et pas seulement des personnes appartenant aux groupes généralement considérés à risque (enfants, aînés, malades et femmes enceintes). Certains indices portent à croire que le H5N1 devrait se comporter de la même façon. Cela ne veut pas dire qu’une fois qu’un virus aura muté pour causer une pandémie, nous en serons les principales victimes, mais nous serons tous très exposés au danger en raison de notre mode de vie.

Pas très réjouissant. Cependant, la bonne nouvelle, c’est que cette maladie respiratoire peut être prévenue de la même façon que la grippe saisonnière ou le rhume. Bien que le terme pandémie soit un concept difficile à saisir, on peut affirmer que les moyens de se protéger contre la maladie sont en fait assez simples. Voici donc la révélation miracle : la grippe (y compris la grippe pandémique) se transmet par les gouttelettes qui se déplacent dans l’air. Voilà une excellente nouvelle parce que cela signifie qu’il n’existe que deux façons d’attraper le virus : se faire tousser dessus par un crétin (ou embrasser une personne infectée, boire dans le même verre, etc., pas besoin d’un dessin pour comprendre), ou se toucher les yeux, les oreilles, le nez ou la bouche avec les mains infectées par le virus.
(Comme vous êtes une personne intelligente, vous voyez sûrement où je veux en venir.)
Étant donné que l’on ne peut attraper le virus que de deux façons, les deux pratiques à adopter pour rester en santé sont faciles à deviner. Premièrement, tenez-vous le plus loin possible des personnes qui toussent à s’en défoncer les poumons (à au moins un mètre de distance); deuxièmement, vous rappelez-vous les techniques de lavage des mains qu’on vous a apprises à la maternelle? Lavez-vous les mains ou désinfectezles pendant au moins 15 secondes avant de manger, après être allé à la salle de bain et avant de vous mettre les mains dans le visage. Les virus peuvent survivre jusqu’à cinq minutes sur les mains et jusqu’à 48 heures sur les surfaces dures. Pour cette raison, il serait bon de vous désinfecter les mains après avoir touché les surfaces que tout le monde touche dans les endroits publics (poteaux d’autobus, rampes, téléphones, boutons d’ascenseur, poignées de porte, etc.) et de nettoyer régulièrement celles de votre demeure à l’aide d’un produit désinfectant.

Voilà qui résume très sommairement la situation en ce qui concerne la grippe pandémique. Si vous voulez obtenir plus de renseignements sur le sujet ou sur la santé en général, vous pouvez appeler Info-santé publique au 613-580-6744 ou visiter le site Web ottawa.ca/sante. Je me suis permis de vous donner quelques conseils supplémentaires qui vous aideront, vous et votre entourage, à vous prémunir contre la grippe, avant ou pendant une pandémie (et bien sûr durant la saison de la grippe).



1. ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Cumulative Number of Confirmed Human Cases of Avian Influenza A/(H5N1) Reported to WHO, www.who.int/csr/disease/avian_influenza/country/cases_table_2006_08_14/en/index.html, août 2006.

2. SANTÉ PUBLIQUE OTTAWA. Êtes-vous prêt (renseignements sur la pandémie de grippe), Ottawa, 2006.

3. MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION ET DE LA FORMATION DE L'ONTARIO. Le programme du jardin d’enfants, Toronto, 1998.