1.
Lavez-vous les mains! D’accord, j’avoue que j’ai l’air de vous sermonner, mais la prochaine fois que vous allez dans des toilettes publiques, prenez un instant pour observer les habitudes des gens à l’égard du lavage des mains. Certains croient qu’en se lavant les mains dans les salles de bain publiques, ils risquent plus d’attraper une maladie dangereuse que s’ils ne se les lavent pas du tout, tandis que d’autres pensent qu’un peu d’eau suffit pour éliminer toutes les bactéries. Ce qui m’amène à la conclusion suivante : les habitudes des gens dans les toilettes publiques sont le reflet d’un gros problème dans la société. En effet, les gens estiment qu’ils sont trop propres pour attraper des maladies et qu’ils n’ont pas besoin de se laver les mains.
Au risque de me répéter, une bonne hygiène des mains est l’un des meilleurs moyens de prévenir le rhume, la grippe et même la grippe pandémique. Quelques faits : 1) Une étude a révélé que les infections respiratoires (rhume et grippe) sont la cause de 60 à 80 p. 100 des absences dans les établissements scolaires et de 30 à 50 p. 100 dans les milieux de travail3; 2) Une personne atteinte de la grippe est contagieuse pendant jusqu’à trois jours, même avant que les premiers symptômes n’apparaissent. Une bonne hygiène des mains est fondamentale. Cliquez sur notre lien pour savoir comment vous laver les mains adéquatement [Please insert link.]. N’oubliez pas : un bon lavage dure au moins 15 secondes et se fait à l’aide de savon ou de désinfectant pour les mains à base d’alcool.
2.
Faites-vous vacciner contre la grippe. Santé publique Ottawa et Santé Canada le recommandent fortement. Bien que le vaccin n’offre pas de protection directe contre la grippe pandémique, il aide quand même à prévenir diverses infections virales. De plus, il contribue à protéger contre la grippe saisonnière non seulement la personne vaccinée, mais aussi l’ensemble de la population, en réduisant le nombre de souches qui circulent. Bon, je comprends que cela peut être un problème pour certains d’entre vous, surtout pour ceux et celles qui sont secrètement terrorisés par les aiguilles. Mais croyez-moi, quand vous serez au lit, malade et souhaitant que quelqu’un soit à votre chevet pour prendre soin de vous, vous regretterez d’avoir eu peur d’une petite aiguille insignifiante. Vous pouvez vous renseigner sur les séances de vaccination contre la grippe organisées près de chez vous sur le site ottawa.ca/sante ou au centre de soins de santé de votre campus. Et ne ratez pas l’occasion unique d’avoir un pansement de Winnie l’Ourson!
3. Prévoyez
un plan d’action, surtout si vous habitez loin de chez vos parents.
Il n’est jamais mauvais de régler ce genre de détails avec les membres de sa famille avant d’en avoir besoin. Par exemple, si une pandémie survient, vous devez savoir qui prendra soin de vous si vous tombez malade et ne pouvez retourner chez vous et qui s’occupera de vos parents s’ils ne sont pas bien et que vous ne pouvez vous rendre auprès d’eux. Vous pourriez aussi en profiter pour établir des « procédures » à suivre si un autre type d’urgence devait survenir. Vous devrez également inclure dans votre liste des personnes autres que vos parents au cas où ceux-ci seraient difficiles à joindre, ce qui m’amène au point suivant.
4. Je vous conseille de trouver
un ami ou une amie avec qui vous établirez un système de surveillance mutuelle.
Vous vous souvenez du « système du copain » utilisé dans les camps d’été? Votre ami est quelqu’un que vous pouvez appeler si vous êtes malade et avez besoin d’aide, comme faire des courses pour vous si vous êtes cloué au lit. Cette personne sera aussi celle dont vous donnerez le nom pour le programme ICE (In Case of Emergency, c.àd. en cas d’urgence) d’Ottawa. C’est bien que vos parents figurent en haut de votre liste de personnes-ressources, mais ils ne peuvent pas toujours se rendre à vos côtés en 20 minutes. Il n’est donc pas mauvais de trouver quelqu’un qui sera en mesure de vous offrir un certain soutien moral avant leur arrivée. Vous devriez enregistrer tous vos numéros de téléphone d’urgence dans le répertoire de votre cellulaire (ou les garder dans votre portefeuille si vous n’avez pas de cellulaire) et inscrire à côté « ICE 1 », « ICE 2 », etc. Ce système s’est révélé très utile en cas d’urgence médicale, plus particulièrement lorsqu’une personne est en détresse et incapable de donner ellemême ces renseignements. À noter : ce conseil ne vaut pas seulement pour les pandémies; parez à toute éventualité.
5. Au sujet des courses, je vous suggère de commencer à acheter une boîte de conserve ou un plat prêtàmanger supplémentaire chaque fois que vous faites votre marché. Pourquoi? On ne sait jamais ce qui nous attend. Il se peut très bien que les épiceries ferment leurs portes en cas d’urgence et, si tel est le cas, il se peut aussi fort bien que les restaurants fassent de même. Je sais que certains ne disposent pas de beaucoup d’espace de rangement, mais entre vous et moi, on a toujours de la place pour un peu plus de bouffe. En plus, vous ne regretterez pas d’avoir un surplus de nourriture qui ne risque pas de moisir dans votre gardemanger, comme les restes de la veille.